Damien Saez, Paris - Varsovie - L’Alhambra
J’avais une grande appréhension vis à vis de ce nouvel album. Après la daube qu’était Debbie, je ne savais plus quoi attendre de ce chanteur que j’ai tellement écouté. Voilà qu’arrive, un digipack de trois albums : Paris - Varsovie - L’Alhambra. C’est triste, noir, intime… 29 titres, plus de 10 sur la rupture. Il va me falloir plusieurs heures pour digérer autant de minutes.

C’est vrai qu’il est doué pour les mélodies accrocheuses le Damien. Et là, après 5 titres, je proclame : une œuvre de grand talent !
Que ça soit Brel ou Barbara, les références sont récurrentes et vraiment volontaire.
J’en ai pour des semaines à écouter, digérer, et aimer. Ah, ce Damien Saez nous fait de drôle surprise quand même…
Pour commencer à vous donner envie, je vous fait écouter : On a pas la thune de l’album Paris.
On a pas la thune - Damien Saez: 
avril 30th, 2008 at 19:41
mai 2nd, 2008 at 21:10
mai 9th, 2008 at 13:44
Quand on écoute des titres comme Clandestin, Autours de nous les fous…, marta ou clandestin… on ne peut pas dire que l’album est une daube…
Enfin chacun ses goûts..
juin 7th, 2008 at 13:08
juillet 10th, 2008 at 16:43
juillet 30th, 2008 at 18:52
J’écoute Chanson pour mon enterrement qui inaugure L’Alhambra. Je pense tout de suite à Brel. Pas vraiment pour l’émotion, mais quelque chose dans la mélodie, la diction traînante, il en roulerait presque les r Damien… Là encore c’est la grosse éclate. ‘Il y aura’. ‘Maman’. ‘Des enfants pour chanter Mort aux vieux’. ‘Mort au Bon Dieu’. ‘Pisser derrière l’église de ce pauvre curé’. Chez Damien Saez les sons en ‘ain’ deviennent des ‘aaaa’. C’en serait presque moche. Du boulot pour les orthophonistes. Si l’on suit ce sophisme sonore, ‘ciel’ devient ‘cial’. Bizarre quand même. Qu’est-ce qu’une banque vient foutre là ?
Je pense aussi à la voix nasillarde de Raphaël. Premiers instants de circonspection. Je clique sur ‘Photos’. Le blanc et le noir toujours. Six photos alignées de Damien Saez. Signées Jean-Baptiste Mondino. Ca doit être bien de dire qu’on a été photographié par J.-B. Mondino. Les photos ne sont pas laides en plus. Mais sur la deuxième Damien Saez ressemble à Sébastien Roch. Sébastien Roch, c’était le copain nabot de Johanna dans Hélène et les garçons. Si vous voulez vérifier (http://www.jemarchenu.com/photos.html). Va savoir pourquoi je bloque là-dessus. Damien Saez ressemble à Cri-Cri d’Amour. Je me dis que le noir et blanc simplifie beaucoup de choses, révèle les contrastes, peut rendre classe un vieux mégot écrasé dans la rue, donner de la prestance à un arbre décati et courbé dans une clairière. Mais le noir et blanc ne vous empêche nullement de ressembler à un acteur de seconde zone dans une série de seconde zone des années 90.
Dommage.
Je décide de ne pas aller plus loin dans l’exploration de ces trois albums. Pas l’esprit. J’y reviendrai. Peut-être.
J’y reviens bien. 24 heures après. Les titres d’Alhambra défilent. De l’acoustique donc. Guitare-voix. La voix de Damien Saez qui creuse ce sillon réaliste. ‘Bientôt les éboueurs viendront ramasser les poubelles’. ‘L’amour est infidèle.’ ‘Tristes veaux vers l’abattoir’.
J’essaie Varsovie. Pour voir. ‘Je suis le Christ’, chanté d’une voix de fausset. Je comprends alors pourquoi beaucoup de gens détestent Damien Saez. Il va encore s’en prendre plein la tronche.
‘Je t’en prie, finis-moi’, chante-t-il encore.
Dont acte.
J’appuie sur Stop.
juillet 30th, 2008 at 23:20
juillet 31st, 2008 at 17:00
sympa ton blog !
j’ai vraiment écouté plusieurs fois certains morceaux, ça m’a troublé, d’un certain côté quelques belles mélodies, une douce noirceur, de jolies images, et puis à côté de ça des lieux communs, des écueils dans lesquels notre ami Damien tombe tête la première, vraiment troublant, mais au final plus négatif que positif…
Ce qui ne m’empêchera pas d’écouter de temps en temps quelques morceaux, mais quand j’aurai vraiment la patate, parce que je ne pense pas que mon assurance couvre les défenestrations
août 1st, 2008 at 0:48